Des lapins en liberté à la maison ? C’est possible ! (et même sacrément chouette^^)

Vous êtes plusieurs à m’avoir demandé pourquoi je mettais des lapins partout sur mon site, mes flyers, mon petit stand… Et bien, non, je ne suis pas une fétichiste des lapins, ou autre gourou lagomorphique.

Simplement, j’ai découvert des animaux merveilleux, vifs, curieux, sociables, joueurs, intelligents… et pourtant extrêmement méconnus et maltraités (souvent par ignorance) par les humains.

Et tout cela, grâce à ces petits bouts qui vous regardent sur la photo, et surtout l’un d’entre eux, Pimpin de son petit nom, que j’ai adopté au mois de mai dernier et avec qui je suis allée de surprise en surprise, et qui m’étonne encore tous les jours.

Voici donc l’histoire de Shanti et Pimpin (photos trop choupi garanties <3), suivie des 3 conditions à respecter pour que la cohabitation avec des lapins en liberté se passe bien, avec en bonus la présentation d’une mine d’or sur le sujet, qui fera de vous je l’espère un super « humain de compagnie » : )

Shanti et Pimpin, deux lapins heureux et épanouis qui ont toujours vécu en liberté

Sacrés Veggies - lapins en liberté - Pimpin Shanti bébés 2

Shanti et Pimpin sont deux frères nés en octobre 2015, deux lapins « extra-nains » dont les parents sont issus d’une animalerie. Des lapins « normaux » en somme, pas de super génétique qui les rendrait plus intelligents ou plus sociaux que les autres. Des lapins comme il en existe des millions d’autres, enfermés dans des laboratoires, des élevages ou des cages chez des particuliers…

Non, la seule chose qui les différencie des autres, c’est qu’ils ont eu la chance d’être recueillis tout bébés par une personne très sensible à la cause animale, une super militante rennaise qui s’est tout de suite renseignée sur leurs besoins et leur a permis de vivre en liberté totale dans son appartement.

Sacrés Veggies - lapins en liberté - Pimpin Shanti 3

Ils ont alors développé un comportement très sociable, très câlin avec leur « maman » humaine Neila, au point de la suivre partout : sur le canapé, la cuisine, etc. et de répondre à leur nom quand on les appelle.

Shanti, le plus câlin des deux, a même pris l’habitude de dormir avec elle dans son lit et de réclamer des caresses en poussant sa main de son petit museau ! : )

Si si ! D’ailleurs, saviez-vous que les lapins ronronnaient ? Et oui, alors certes ce n’est pas une vibration des cordes vocales comme pour les chats mais plutôt un petit craquement dentaire très caractéristique, qui a néanmoins la même fonction d’exprimer une situation de plaisir !

Sacrés Veggies -lapins en liberté - calin Shanti

Seule ombre au tableau, en grandissant, les deux petits choux (tous les deux des mâles !) ont commencé à se battre, alors même qu’ils étaient très proches petits.

En fait, c’est très habituel chez les lapins mâles : c’est exactement ce qu’il se passe dans la nature : à l’âge adulte, ils quittent le terrier familial pour conquérir une femelle lapine et fonder à leur tour leur propre terrier (et oui, la nature est un tantinet sexiste…).

C’est donc à ce moment-là qu’il a fallu séparer les deux petits choux (qui auraient pu se faire sérieusement mal s’ils étaient restés ensemble !).

Voilà pourquoi j’ai recueilli le petit Pimpin (le plus dominant des deux), pour que Shanti puisse rester dans sa première famille à couler une vie paisible et pleine d’amour auprès de sa « maman » humaine.

Voilà donc Pimpin dans sa nouvelle famille, qui s’est très vite acclimaté à sa nouvelle vie, et ne s’est pas laissé impressionner le moins du monde par les chats ! : ) Sacré Pimpin !

Sacrés Veggies - lapins en liberté - Sikkim Pimpin

Il s’est même rapidement approprié le portique de jeu des chats, et le tapis de Sikkim, notre petite chatoune… Vraiment un dominant, ce lapin !

Sacrés Veggies - lapins en liberté - Pimpin portique

Sacrés Veggies - lapins en liberté - Pimpin tapis

Et voilà toute la bande ! Parfois, j’ai un peu l’impression d’être boucle d’or au pays des oursons : petit ours, maman ours et papa ours, ça ne vous rappelle rien ? ; )

Sacrés Veggies - lapins en liberté - pimpin chats

Après une dizaine de jours d’acclimatation, Pimpin a donc vite su trouver ses marques, et on a pu s’apprivoiser mutuellement petit à petit.

Si bien qu’aujourd’hui, il me suit partout, monte sur le canapé dès que je m’y installe, sur mon lit le matin quand je tarde trop à me réveiller (oui, ça arrive…), me suit même aux toilettes (enfin ça c’est seulement quand il a faim !), vient sur mes genoux, me lèche les doigts quand il y a des résidus de nourriture dessus (en particulier quand je mange une pomme !), etc.

Je dirais finalement qu’il a un comportement assez proche de celui d’un chien, à ceci près que le lapin met plus de temps pour se sentir en confiance, et qu’il exprime ses émotions de manière beaucoup plus subtile, beaucoup plus discrète que ne le ferait un chien (le gros lourdeau ! ; ) )

Et oui, il ne faut faut pas oublier que ce sont initialement des proies dans la nature ! Et qui dit proie dit sécurité avant tout. Donc il faut savoir être un peu patient et apprendre à décrypter leur mode de communication en les observant beaucoup, en sachant que leur potentiel social et affectif ne pourra pleinement s’exprimer que lorsqu’ils se sentiront vraiment en sécurité.

Mais globalement, l’expérience montre que les lapins en liberté ont une vie très riche et très active. Toutes les personnes qui en ont fait l’expérience vous diront sans doute la même chose.

On est très TRÈS loin du cliché du lapin immobile dans sa cage… qui malheureusement correspond à la représentation que s’en font la plupart des gens.

En réalité, comme l’explique très bien Gwenaëlle Bernard dans son livre que je vous présenterai tout à l’heure, ce stéréotype ne correspond pas un état normal mais à un état dépressif du lapin.

Etat qui entraîne d’ailleurs généralement le cercle vicieux des abandons (la cage rend les lapins dépressifs, ce qui les rend du coup inintéressants pour les humains, qui alors les abandonnent…)

Bon, pour finir cette histoire sur une note plus positive et vous redonner le sourire, voulez-voir à quoi ressemble un lapin sur un lit ? ; ) Petite vidéo bonus prise par Neila, que je remercie au passage : )

 

Cette histoire vous inspire ? Alors…

A quelles conditions peut-on faire vivre des lapins en liberté totale chez soi ?

Déjà qu’est-ce que j’entends par « liberté totale » ? Un lapin qui vit en liberté totale est un lapin qui n’a aucune cage, ni enclos, et qui a accès à toutes les pièces de la maison (ou presque), y compris la nuit et en l’absence des humains. Comme un chat ou un chien, en somme.

Ouch, ça fait peur, généralement quand on dit ça il y a deux types de réactions :

« Mais mon lapin aime sa cage, la preuve : quand j’ouvre la porte, il ne veut pas sortir ! »

Comme je l’ai déjà dit, dans la nature un lapin est une proie, donc ce qui lui importe le plus, c’est sa sécurité avant tout. Si un lapin ne sort pas de sa cage c’est soit qu’il ne se sent pas en sécurité à l’extérieur, il préfère donc rester à l’intérieur de sa cage qu’il considère comme son terrier ; soit qu’il a déjà passé tellement de temps dans sa cage que celle-ci l’a rendu complètement amorphe, insensible aux stimuli extérieurs.

Ayez bien en tête que PERSONNE « n’aime » être en cage. Tout le monde, quelle que soit son espèce, aspire à une liberté de mouvement dès lors que son besoin fondamental de sécurité est comblé. C’est assez intuitif vous me direz, mais ça vaut quand même le coup d’être rappelé.

Et je peux vous assurer que quand un lapin est épanoui, bien dans ses pattes, qu’il se sent en sécurité dans son environnement, il DETESTE la cage. Pour exemple, quand on met Pimpin dans sa caisse de transport pour l’emmener chez le vétérinaire ou en week-end avec nous, sa première réaction est de se débattre, de grogner, de ronger les barreaux de la cage (bien qu’il s’en lasse au bout d’un moment), et une fois rentré, il me boude en général pendant 3 jours.

« Si je le laisse en liberté, il va tout détruire, faire pipi partout, etc. »

En réalité, un lapin peut tout à fait vivre en liberté totale sans causer de dégâts, à condition qu’on s’y prenne de la bonne manière, c’est-à-dire en calquant l’organisation de la maison sur le fonctionnement de la garenne, le mode d’organisation des lapins dans la nature. Ne prenez pas peur, ce n’est pas si compliqué, c’est ce qu’on va voir maintenant dans le paragraphe sur l’aménagement du territoire du lapin.

Voyons donc les 3 conditions à respecter pour que la cohabitation avec des lapins en liberté se passe bien, comme je vous l’ai annoncé dès le début de l’article :

  • l’aménagement du territoire du lapin,
  • la sécurisation de votre appartement ou maison,
  • et enfin l’éducation. Les deux premières étant de loin les plus importantes, je m’étendrai peu sur la troisième (que je maîtrise également beaucoup moins !).

Condition n°1. L’Aménagement

L’aménagement du territoire du ou des lapin(s) est primordial, car s’il est bien fait, c’est celui-ci qui rendra la cohabitation avec les autres habitants de la maison possible et harmonieuse.

Commençons par voir ce qui se passe à l’état naturel pour mieux comprendre :

Dans la nature les lapins s’établissent en terriers et en garennes. Le terrier est l’habitat d’une famille de lapins (généralement un couple mâle-femelle et leurs lapereaux).

Alors que la garenne est un territoire beaucoup plus vaste (de l’ordre d’un terrain de foot !) comprenant un ensemble de terriers qui forment une communauté gouvernée par un couple dominant.

Bonne nouvelle pour nous, cela veut dire que les lapins sont tout à fait capables d’intégrer les règles sociales du fonctionnement d’un groupe : c’est la base du fonctionnement de la garenne !

Pour que l’organisation de votre maison soit intuitive aux lapins, il faudra donc en quelque sorte recréer ce système, le rendre compréhensible aux lapins, et s’y tenir !

Il faudra ainsi délimiter le territoire des lapins (pour eux leur terrier) et l’inclure au reste de la maison (pour eux la garenne).

Ce territoire (entre 2 et 4 mètres carrés environ) devra être exclusivement réservé aux lapins, ce sera leur territoire privé, leur « chez eux ».

Si leur territoire n’est pas respecté (comme chez nous à cause des chats, mais j’y reviendrai plus tard), c’est là que vous vous exposez à quelques dégâts. Ils risquent de passer leur temps à le défendre, c’est à dire à le « marquer », ce qui pour vous se traduira par « pipi-crottes à ramasser ».

Un moyen simple de délimiter le territoire des lapins est d’utiliser un tapis, qui aura aussi l’avantage de rendre le sol moins glissant et donc plus accueillant pour des lapins (le dessous de leurs pattes étant poilu, ils glissent sur le parquet ou le carrelage).

Les deux premières semaines après son arrivée, Pimpin se postait souvent à l’angle de son tapis pour monter la garde (photo ci-dessous). Maintenant que la cohabitation est bien en place (bien qu’elle ne soit pas parfaite), il ne le fait plus.

Sacrés Veggies - lapins en liberté - territoire

Ainsi le tapis constituera le territoire privé des lapins et le reste de la maison constituera le territoire public, partagé avec les humains et les éventuels autres animaux.

Sur ce tapis devront se trouver toutes les affaires du lapin :

  • une cabane pour se cacher en cas de stress. N’investissez pas dans un super truc en bois qui vous coûterait une fortune, un carton fait très bien l’affaire (cf photos ci-dessous). La seule chose qui importe pour le lapin est qu’il y ait plusieurs entrées comme dans un véritable terrier (si un prédateur arrive par un coté, il peut toujours s’enfuir par un autre ! malin ; )).
  • un coin repas avec une gamelle d’eau fraîche (en permanence) et une gamelle de verdure (et éventuellement quelques granulés) matin et soir
  • une litière pour qu’il y fasse ses besoins. Dans la nature les lapins ne font pas leurs besoins n’importe où, et surtout pas à l’intérieur du terrier ! Ils créent une sorte de latrine à l’extérieur du terrier et sortent pour y faire leurs besoins. C’est donc assez naturel pour eux de faire leurs besoins à un endroit précis. En disposant son foin (alimentation principale du lapin) au-dessus de la litière, ça l’incitera encore plus à y aller (d’autant plus que le fait de manger va déclencher son transit!).
  • un espace de jeux et de détente composé par exemple de divers tunnels comestibles (bois non traité, osier, herbe séchée, etc.) pour qu’il ait de quoi s’occuper et de quoi ronger. Pimpin qui a un territoire bien équipé n’a jamais touché à aucun de nos meubles ni à aucune de nos affaires : ce qui est sur son tapis est de toute façon bien plus intéressant pour lui ! : ) de plus, comme il est en liberté permanente, il n’accumule pas de frustration envers nous donc n’a pas envie de détruire ce qui nous appartient !

Ici deux exemples d’aménagements (chez Shanti et chez Pimpin) si ça peut vous inspirer :

Sacrés Veggies - lapins en liberté - aménagement Shanti

Sacrés Veggies - lapins en liberté - aménagement Pimpin

(Non, Pimpin ne se transforme pas en chat-garou les soirs de pleine lune, c’est simplement notre petite chatoune qui a vraiment du mal à respecter le territoire du lapin…)

2. Condition n°2. La Sécurisation

Cette deuxième condition est également des plus importantes. Sécuriser votre lieu de vie est indispensable pour que vos lapins puissent vivre en liberté totale sans que vous n’ayez à les surveiller en permanence.

Cacher les fils électriques 

Les fils électriques, je ne vous le cache pas, c’est un gros morceau. Surtout si vous en avez qui traînent partout. Il faudra faire en sorte qu’aucun fil ne soit accessible à votre lapin.

Car même s’il n’a pas un comportement destructeur (ce qui est généralement le cas des lapins en liberté), il ne suffit que d’un coup de dents pour qu’il s’électrocute, et c’est malheureusement l’une des causes de mortalité les plus importantes chez les lapins dits « de compagnie »…

Heureusement, il existe chez Ikéa (et sans doute ailleurs) des gaines en plastique pour entourer les fils qui vont vraiment vous faciliter la tâche !

Pour le reste, il faut être un peu inventif, pousser des meubles de sorte à ce que les fils soient cachés derrière, faire passer des fils en hauteur, etc.

La bonne nouvelle, c’est qu’une fois que ce sera fait, ce sera fait… une bonne fois pour toutes ! Vous n’aurez plus à y retoucher.

Et vous trouverez même votre appartement mieux rangé sans tous ces paquets fils qui traînaient au milieu du salon… pas très chouettes, non?

Sécuriser les balcons et éventuelles fenêtres basses

Alors ça, c’est seulement dans le cas où vous auriez un balcon ou des fenêtres basses accessibles à vos lapins. Dans ce cas, il faudra aussi penser à les sécuriser pour ne pas qu’ils tombent !

En effet, les lapins, contrairement aux chats, ont une très TRÈS mauvaise vue. Dans la nature, ils sont toujours au ras du sol (ou carrément sous terre !) mais jamais en hauteur dans les arbres comme les chats. C’est pourquoi les balcons constituent un vrai danger pour eux : ils pourraient ne pas voir le vide et tomber malencontreusement !

Les filets de protection Catnet (initialement pensés pour les chats âgés) vous seront d’une grande utilité. Pour ma part, j’en ai installé un sur notre balcon comme nous vivons au 3ème étage d’un immeuble !

Mettre la nourriture en hauteur

Aucune nourriture (autre que la leur) ne devra être à la portée des lapins.

Et oui, contrairement à d’autres espèces, les lapins ne savent pas naturellement sélectionner ce qui est bon ou pas pour eux. En gros, ils mangent tout ce qui se trouve sous leur nez… ce qui peut poser problème quand on sait que ce sont des herbivores exclusifs !

Dans la nature, ça n’a aucune conséquence puisque la seule nourriture à laquelle ils ont accès est de l’herbe, mais dans un environnement humain (et parfois félin !) c’est une bien autre affaire ! une nourriture bien trop riche pour eux peut très vite se retrouver à portée de museau…

Nous en avons d’ailleurs fait les frais avec Pimpin : la veille de mon départ au Canada, il s’est sifflé une gamelle entière de croquettes pour chats, plus une demi-pêche et un demi-abricot, on l’a retrouvé prostré dans un coin, le ventre énorme, se tordant de douleur, donc vétérinaire en urgence, radio, et plein de médicaments à lui donner à la seringue pour expulser tout ça. Depuis, on a mis les croquettes des chats encore plus en hauteur qu’elles ne l’étaient déjà, ce qui a résolu le problème.

3. Condition n°3. L’Education

L’éducation concerne principalement deux choses : l’apprentissage de la propreté (faire ses besoins dans un bac à litière), et l’apprentissage de la notion de territoire.

Des trois conditions, c’est de loin la moins importante. Car si vous avez bien aménagé le territoire de votre lapin, qu’il se sent en confiance et en sécurité, tout cela devrait se faire naturellement, intuitivement, sans que vous ayez besoin d' »éduquer » votre lapin à proprement parler.

En général, la seule chose que vous aurez à faire est de tenir votre rôle de « chef de la garenne », c’est-à-dire de veiller au respect du territoire de chacun et au respect des règles de la maison, un peu comme on le fait avec les chiens (qui sont eux aussi des animaux sociaux sachant intégrer des règles et se soumettre à une hiérarchie).

Pour reprendre l’exemple de Pimpin et Shanti, Neila ne leur a jamais « appris » à faire leurs besoins dans la litière, ils ont compris d’eux-mêmes, intuitivement, que c’était là l’endroit où on devait faire ses besoins. Et quand Pimpin est arrivé chez nous, il savait donc déjà à quoi servait une litière et il s’est naturellement mis à faire ses besoins dans sa nouvelle.

Concernant le respect du territoire, c’est là qu’on a quelques (légers) soucis avec Pimpin et les chats. En effet, ceux-ci ne respectent absolument pas le territoire du lapin et prennent même un malin plaisir à aller y faire la sieste. Du coup le lapin (qui a fini par se lasser d’essayer de les faire fuir), se venge en allant faire systématiquement quelques crottes et gouttes de pipi juste devant la litière des chats. C’est typiquement un problème de marquage lié au non respect du territoire.

Le problème est qu’il est très difficile d’empêcher les chats d’y aller : ceux-ci sont des animaux territoriaux qui n’en ont pas grand chose à faire des règles et de la vie en groupe, leur principale préoccupation étant d’agrandir constamment le territoire qu’ils contrôlent…

Voilà, il y a toujours quelques limites à la cohabitation entre espèces. Mais je vous assure, les aspects positifs compensent largement ce petit souci ! Depuis qu’il y a Pimpin, les chats s’ennuient moins, sont beaucoup plus actifs, et le lapin est quant à lui très content de ne pas être seul, il cherche maintenant de plus en plus souvent leur compagnie ! : )

Enfin, pour finir, je tiens à préciser que, bien sûr, même si vos lapins sont bien élevés, vous ne couperez pas à quelques bêtises ! 🙂 Et d’ailleurs, c’est plutôt bon signe !

Vous en connaissez, vous, des enfants qui ne font jamais AUCUNE bêtise ? Non hein, moi non plus ! Et bien pour les lapins, c’est pareil.

Ici Shanti pris en flagrant délit de vol de salade dans le frigo ; )

Sacrés Veggies - lapins en liberté - Shanti frigo

Pimpin a quant à lui a son actif le vol de sachet de tisane, de compote de pomme, le perçage de sac de farine…

 

Pour en savoir plus, une seule adresse : Marguerite et Cie !

Voilà, j’arrive bientôt à la fin de ce long article de presque 4000 mots, et il ne me reste plus qu’une chose à vous dire que je vous avais promis dans l’intro.  Une mine d’informations sur les lapins en liberté pour faire de vous un super « humain de compagnie », vous vous souvenez ? ; )

Et oui, dans cet article je n’ai fait que partager avec vous ce que j’ai retenu de mes lectures et de mon expérience avec Pimpin, mais je ne suis absolument pas (mais alors vraiment pas) une experte sur le sujet, en particulier sur les questions d’éducation.

Pour toutes les questions précises et problèmes de comportement spécifiques, mais aussi pour les questions d’alimentation et de santé que je n’ai pas du tout abordé, et d’une manière générale pour des détails/précisions/nuances sur tout ce que je viens de dire, je vous renvoie vers la grande experte en la matière (qui d’ailleurs est la seule en France à ma connaissance).

Il s’agit de Gwenaëlle Bernard, créatrice du site Marguerite et Cie, une personne fantastique qui a fait ÉNORMÉMENT pour la cause des lapins en France (et d’ailleurs, elle est rennaise  😉 ). Tous ses conseils se basent sur de longues années d’expérience avec de nombreux lapins, pris en famille d’accueil ou adoptés, toujours en liberté totale.

Son site Marguerite et cie est une vraie mine d’or sur tous les sujets possibles et imaginables sur les lapins. Au moindre problème avec Pimpin, ou à la moindre interrogation, mon réflexe est d’aller voir si elle a déjà traité cette question-là… et c’est toujours le cas !

Elle a aussi écrit un bouquin de plus de 250 pages sur la question plus spécifique de l’éducation des lapins en liberté : Comprendre et éduquer son lapin – des lapins heureux, en liberté dans un environnement humain, que voilà ci-dessous fièrement présenté par Neila et Shanti (hihi), et qui est de loin ma meilleure lecture de l’année (et surtout la plus utile !)

Sacrés Veggies - lapins en liberté - livre

Voilà, avec ces deux outils-là (le site et le bouquin), vous serez armés pour faire face à toutes les situations… ou presque ! 🙂 Et vous verrez alors que mon article ne constituait qu’une rapide introduction à tout ce qu’on peut apprendre sur les lapins !

Mais je préfère vous mettre en garde ! Quels que soient les problèmes que vous rencontrez avec vos lapins, vous ne trouverez pas de solution miracle dans le livre et le site que je viens de vous indiquer. Dans tous les cas, il vous faudra être patient, et passer beaucoup de temps à observer vos lapins pour comprendre leur comportement. Il faudra parfois tester plusieurs choses aussi, avant de trouver la bonne solution.

C’est encore plus vrai pour des lapins peu sociables qui auraient passé des années et des années en cage, il faudra passer beaucoup de temps à leur redonner confiance pour qu’ils reprennent goût à la liberté !

Si après avoir lu tout cela vous êtes toujours motivé pour adopter un lapin, et que vous pouvez lui offrir de belles conditions de vie, n’hésitez pas trop longtemps non plus, il y en a tellement qui attendent une vraie famille, il vous le rendra au centuple ! : ) Je n’exagère pas en le disant, la vie avec Pimpin m’a apporté tellement plus de bonheur que je n’en attendais !

Pour adopter, je vous conseille au passage l’association Ani-Nounou, spécialisée dans les lapins de compagnie, et extrêmement sérieuse et organisée ! : ) Pour les lapins issus de l’expérimentation animale, il y a aussi l’association White Rabbit. Enfin, plus localement à Rennes, il y a l’ADPK (Association de P’tits Korrigans).

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jamais plus de 2 ou 3 fois par mois ; )

Le clin d’œil de la fin ; )

Sacres Veggies - lapins en liberté - clin d'oeil

(le pauvre chou a en réalité été ébloui par le flash)

By | 2017-01-25T21:28:46+00:00 30 septembre 2016|animaux, tous|7 Comments

7 Comments

  1. Nolwenn 01/10/2016 at 19:42 - Reply

    Coucou ! J’ai toujours voulu avoir un lapin, mais je ne me sentais pas de le voir vivre en cage… jamais ça ne m’a traversé l’esprit de les faire vivre en liberté. J’ai adoré ton article, plein de mignonneté, de pimpins et d’images rigolotes ; et surtout très bien écrit. Je suis totalement convaincue, et j’espère avoir un lapin l’an prochain quand je vivrai seule dans un appart d’étudiante 😉 (si j’ai assez de place bien sûr !)

    • Myrtille 03/10/2016 at 13:57

      Super ! 🙂 N’hésite pas à nous donner des nouvelles 😉

  2. K&M Les Veganautes 06/10/2016 at 20:23 - Reply

    Des animaux heureux !!!! 🙂
    K&M

  3. marie-lou 08/10/2016 at 14:02 - Reply

    Hello !
    Je me pose une question peut être bête mais un lapin n’a t-il pas besoin d’avoir un accès à un jardin pour être pleinement heureux ? Je me sentirais très coupable de le laisser enfermé dans mon appartement 🙁
    En tout cas ça donne envie tous ces animaux adorables 🙂
    Bonne continuation !

    • Myrtille 08/10/2016 at 14:31

      Oui, le jardin est l’idéal bien sûr, à condition qu’il soit sécurisé 🙂
      Voilà un article de Marguerite et cie sur le sujet : http://www.margueritecie.com/exterieur.php
      Quand on aura la possibilité de déménager, on fera en sorte que Pimpin puisse avoir un accès extérieur, pour l’instant on fait comme on peut 🙂 Cela dit, un lapin qui est en liberté totale en permanence dans un appartement a largement de quoi faire de l’exercice, courir et sauter dans tous les sens. Dans ce cas, c’est plutôt pour le soleil (vitamine D) et l’herbe fraîche que l’accès à un jardin est intéressant 🙂

  4. Nathalie 07/04/2017 at 12:00 - Reply

    Bonjour Myrtille,
    Merci pour ce très bel article qui est très inspirant pour nos petits lapinous. Ici mon lapin est en semi liberté (il n’a pas accès à toute la maison car j’adore les plantes et j’en ai plein le salon). Je suis en train de voir pour les mettre en hauteur. Une fois ce problème réglé j’aménagerai bien un coin avec un grand tapis comme le vôtre. Aussi est-ce que je peux vous demander en quelle matière il est et où vous l’avez trouvé?
    Merci! 🙂

  5. Cynthia 05/07/2017 at 10:30 - Reply

    Bonjour , je rêve d’avoir un lapin mais peut on en avoir un en appartement sans jardin

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